Le Palais Rusca du tribunal judiciaire de Nice a accueilli le vendredi 30 mai, dans le cadre solennel de l’une de ses salles d’audience, la finale de la 4ème édition du concours d’éloquence organisé par le Conseil départemental de l’accès au droit des Alpes-Maritimes. L’événement, devenu un rendez-vous attendu, est le fruit d’un partenariat avec le tribunal judiciaire de Nice, le barreau des avocats de Nice et l’Union des jeunes avocats.
Dix lycéens issus du lycée Honoré d’Estienne d’Orves et du lycée du Parc Impérial s’étaient distingués lors des demi-finales organisées au sein de leurs établissements.
Ces jeunes orateurs ont conquis le jury, composé de Pascale Dorion, présidente du CDAD 06 et du tribunal judicaire de Nice, de Damien Martinelli, procureur de la République de Nice, de Cédric Porteron, bâtonnier du barreau de Nice, de Ambre Rolando, juge au tribunal judiciaire de Nice et Manon Beaury, avocate et présidente de l’UJA de Nice ainsi que le public présent dans la salle.
Ce concours a surtout révélé une chose : les jeunes ont envie de prendre la parole sur les grands enjeux de notre société en relation avec la justice. Loin des idées reçues, ils se sont emparés de sujets d’une étonnante maturité témoignant de leurs interrogations, de leurs convictions et de leur regard critique sur le monde qui les entoure.
À travers leurs discours, ces jeunes ont démontré qu’ils ne se contentent pas d’observer l’actualité : ils la questionnent, l’analysent et proposent une réflexion argumentée. Leur engagement, leur capacité à défendre une idée et la qualité de leur expression ont profondément marqué les membres du jury.
Tous ont tenu à saluer leur prestation avec admiration. Ils leur ont rappelé qu’à leur âge, ils n’auraient pas été capables de soutenir un tel exercice, avec autant de rigueur, de conviction et d’assurance. Une reconnaissance unanime qui vient récompenser des semaines de travail, mais aussi le courage de prendre la parole sur des sujets complexes et parfois sensibles.
Ce concours n’aurait pas été possible sans le travail de préparation en amont assuré par Jessy Esposito du Conseil départemental de l’accès au droit , les avocats du barreau de Nice et les professeurs qui ont accompagné les élèves tout au long du projet.
Après une longue délibération des membres du jury, les lauréats ont été récompensés par des cartes cadeaux Culture et une attestation à joindre à leur dossier Parcoursup, autant de signes de reconnaissance pour l’effort et le sérieux dont ils ont fait preuve.
Les organisateurs tiennent à féliciter l’ensemble des participants pour leur sérieux, leur investissement et la qualité de leurs prestations.
Ce concours confirme que la jeunesse a des choses à dire et qu’elle sait le faire avec éloquence et engagement.
Voici la liste des sujets proposés par les finalistes et pour ceux qui l’ont souhaité nous avons le plaisir de partager l’intégralité de leur discours :
– Raphaël Meurgey : « Le bizutage dans le sport : entre tradition et infraction ».
– Oscar Bailleux : « L’intelligence artificielle dans la défense et la sécurité : quelle régulation juridique ? »
– Elyanna Flavien Viot : « Réparer plutôt que punir : la justice restaurative doit-elle changer notre modèle pénal ? »
– Ammar Nezar : « Pourquoi les femmes doivent-elles encore conquérir une égalité déjà reconnue par la loi ? »
– Joséphine BRAU : « Les atteintes à l’environnement menacent notre droit à la santé »
– Gabrielle ALLASIA : « La régression du langage affaiblit-elle la liberté de penser ?
– Anna BAGUIRIAN « Quand l’égalité proclamée ne suffit pas à protéger les femmes »
– Raphaël MALGRAS : « Le droit protège-t-il suffisamment les animaux ? »
C’est Octavie Estrate qui a remporté cette édition. Son intervention brillante et réfléchie a su captiver l’auditoire et convaincre le jury.
La 2ème et la 3ème exæquo place ont été respectivement attribuées à Oscar Bailleux, Ammar Nezar et Joséphine Brau.
Fort du succès de cette édition, nous avons déjà hâte de travailler sur la cinquième édition du concours, avec l’ambition renouvelée de faire résonner encore plus fort la voix des jeunes.
















